Une Silicon Valley à la française ?
Voici une nouvelle qui commence à faire du bruit : « Sarkozy donne le coup d’envoi d’une Silicon Valley à la française » (source). On passe sur la relative nouveauté de cette annonce (on trouve des articles de 2007 sur ce futur lancement).
A la lecture du communiqué, on voit bien les intentions de développement de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais quid de l’entrepreneuriat ? Du coup, j’ai pas mal cherché d’articles sur le sujet et je suis tombé sur cet excellent article de Hélène Perrin-Boulonne qui résume complètement ma vision du projet :
Par ailleurs, alors que le dossier de présentation du projet [...] met fortement l’accent sur la recherche, les aspects créations et financements de start-ups y sont beaucoup moins développés. Pourtant ce qui fait la force de la Silicon Valley c’est avant tout sa capacité à créer des entreprises dans les secteurs high tech et à transformer quelques unes d’entre elles en leaders mondiaux. D’après le Secrétariat d’État, il se créé 10 entreprises par an sur le plateau de Saclay !
La Silicon Valley ne se définit pas comme la première région du monde en matière de recherche mais comme la région qui domine l’ensemble des régions du monde en matière de capital investissement et d’entrepreneuriat «lead all regions in venture capital and entrepreneurship».
Toujours cette volonté de l’Etat de régler les choses à coup d’institutions publiques (enseignement supérieur + recherche) et de ne pas voir qu’il faut aussi faciliter ceux qui pourront un jour créer de la richesse et de la valeur…






Bon allez c’est bon, je déménage à Saclay !
C’est clair qu’avant d’entendre : « Mon rêve c’est de bossez à Saclay pour monter ma startup », il y a du boulot !
Je te suis, mais ce qui me semble important surtout dans ce projet là c’est la collaboration entre écoles d’ingénieur et de commerce (il y a HEC sur le plateau de Saclay qui organise d’ailleurs des événements entrepreneuriat-networking avec l’X il me semble) et l’existence de pépinières d’entreprises de qualité autour des universités. Ce qui nous manquait pas mal à l’Inpg…
Un autre point que j’aurais bien aimé voir aussi à Grenoble c’est qu’on propose explicitement aux élèves de monter leur boite et de bosser dessus en tant que stage, e.g. en 2A après avoir suivi le module de Création d’Entreprise, et puis ensuite en PFE.
Concernant les investissements, ils peuvent se greffer à des concours organisés par les universités. Si tu gagnes un concours de business plan ou autre organisé conjointement par l’X et HEC, c’est un gage de qualité de projet pas mal et je pense que les investisseurs vont suivre…
Dans les pays anglo-saxons les universités me semblent plus impliquées dans la création d’entreprise et le portage de nouvelles technologies sur le marché. Tu sais qu’ici à Londres l’OpenCoffee et Seedcamp se passent à l’UCL, l’université où je suis? ;-)
Comme je le dis, qu’ils développent les universités et les écoles très bien, mais ce n’est pas suffisant. Tes idées sont très bonnes et je pense que ce serait bien qu’elles soient mises en place, maintenant elles ne concernent que les entrepreneurs issus d’écoles ou d’université et qui créent au moment de leurs études.
Moi, pendant mon école d’ingénieur, je n’avais pas spécialement envie de créer ma boite. Donc il faut qu’il existe des choses « hors écoles ». De même, associer les événements entrepreneuriats aux écoles me semblent un peu élitiste. Je ne suis pas sûr qu’il y aurait autant de monde aux OpenCoffee Paris s’ils étaient à l’X… Moi, le premier, j’aurai un peu l’impression que c’est réservé aux gens qui ont fait des grandes écoles. Alors qu’il y a bcp d’entrepreneurs talentueux qui ont des parcours non académiques.
C’est bien de regrouper tout le monde au même endroit, mais c’est une autre chose de faire travailler les gens ensemble. Il faut aller au-delà d’un regroupement géographique, si l’on veut rivaliser avec les grandes universités américaines. C’est une question parmi d’autres si l’on veut faire du plateau de Saclay une réussite !
http://www.friedland.ccip.fr/1940_trois-questions-cles-pour-la-reussite-du-plateau-de-saclay-2/